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| Quadrature du segment de Parabole par Archimède | Quadrature du segment de Parabole par Pascal |
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| Intégrale et Sommes de Riemann |
Reprenant
les idées développées par H. Lebesgue,
je défends dans cet article qu'il est utile et possible de
respecter les fondements de la rationalité
mathématique lorsqu'on aborde par les aires le chapitre
Intégrale en terminale S.
Sans aller jusqu'au développement
complet de la théorie de Riemann, il me semble que par le
calcul des aires on peut construire de façon
cohérente une intégrale qui soit
pour l'élève chargée d'un
certain sens, et par suite ne se réduise pas à un
simple calcul de primitive.
Dans une telle entreprise, le problème
didactique essentiel est le suivant : tant qu'on reste à un
niveau purement intuitif, l'aire est assurément une notion
simple et première, l'obstacle à son utilisation
dans un développement cohérent tient au fait que
pour lui garder son caractère intuitif et lui donner un
statut mathématique, il
faut la construire par des procédés limites non
élémentaires : encadrements finis et passage
à la limite dans la théorie de Riemann,
sommations infinies et passage à la borne
supérieure dans le cas de la théorie de Lebesgue.
" Les
fonctions f continues sur [a,b] ont des primitives sur [a,b], et si F
est l'une d'elles alors
: ".
Etablir ce résultat est "simple" et à la
portée des élèves de terminale si "
l'intégrale est définie comme étant
l'aire sous la courbe" ; malheureusement, pour montrer que
l'aire sous une courbe continue existe comme objet
mathématique bien défini, le processus
d'encadrement et de passage à la limite de Riemann est
nécessaire, et pour le réaliser il faut avoir
recours au concept de continuité uniforme.
Sans chercher à escamoter cette
difficulté et sans avoir recours à ce
concept de continuité uniforme qui est
résolument hors programme en terminale S, nous essayons dans
ce qui suit de montrer par quel choix d'axiomes ou de propositions
admises et géométriquement significatives il est
possible néanmoins d'aborder le problème de la
"mesure" en terminale de telle façon que
l'élève puisse, quand il manipule des
intégrales, simultanément faire fonctionner son
intuition et exercer un contrôle sur ces intuitions, c'est
à dire faire des mathématiques.