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APPROCHES VULGARISEES DE LA MECANIQUE QUANTIQUE |
| Fille de l'ancienne théorie des quanta, la mécanique quantique fixe un cadre mathématique cohérent qui a permis de remédier à tous les désaccords entre certains résultats expérimentaux mis en évidence à la fin du XIXe siècle et les prédictions théoriques correspondantes de la physique classique. La mécanique quantique a repris et développé l'idée de dualité onde-particule 1introduite par Louis de Broglie en 1924 consistant àconsidérer les particules de matière non pas seulement comme des corpuscules ponctuels, mais aussi comme des ondes, possédant une certaine étendue spatiale (voir Mécanique ondulatoire). Niels Bohr a introduit le concept de « complémentarité » pour résoudre cet apparent paradoxe : tout objet physique est bien à la fois une onde et un corpuscule, mais ces deux aspects, mutuellement exclusifs, ne peuvent être observés simultanément[2]. Si l'on observe une propriété ondulatoire, l'aspect corpusculaire disparaît. Réciproquement, si l'on observe une propriété corpusculaire, l'aspect ondulatoire disparaît. En 2008, aucune contradiction n'a pu être décelée entre les prédictions de la mécanique quantique et les tests expérimentaux associés. Malgré cela, la théorie continue d'être mal comprise par le public car elle repose sur un formalisme mathématique abstrait, qui rend son abord assez difficile pour le profane. |
1 ) Introduction |
| Un des grands problèmes de la physique quantique est de donner des images. En effet, l'être humain a besoin d'images pour réfléchir, pour retenir. À titre d'exemple, lorsqu'on ne connaît quelqu'un que par la voix (on l'a eu au téléphone ou entendu à la radio) et que l'on voit la personne pour la première fois, on se dit « c'est bien comme cela que je me l'imaginais » ou bien au contraire « je ne me l'imaginais pas du tout comme cela » ; notre cerveau a donc construit une image pour désigner cette personne, bien que l'on ne l'ait jamais vue. Le problème en physique quantique est que, pour se représenter les objets (particules élémentaires), il faut faire appel à deux notions : les ondes et les particules solides. On ne peut se construire des images que par analogie avec ce que l'on connaît, avec notre expérience quotidienne. Ainsi, lorsque l'on s'imagine une onde sonore, il nous vient à l'esprit les vagues sur l'eau ; lorsque l'on s'imagine une particule, il nous vient à l'esprit une bille. Les deux notions sont donc opposées et incompatibles : |
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propriétés macroscopiques des ondes et particules |
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localisée, d'extension définie |
délocalisée (un son peut être entendu dans toute la pièce) |
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création et destruction impossible[1] |
création et destruction facile (pincer ou arrêter une corde de guitare) |
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séparés, impossibles à fusionner[1] |
addition simple (interférences) |
| Ceci cause un grand trouble, une incompréhension, et entraîne fréquemment un blocage, notamment lorsque l'on se pose la question : « si une particule est bien localisée lors d'une interaction, comment se fait-il qu'elle ne le soit pas hors interaction ? » |
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Métaphore
du cylindre : objet ayant à la fois les propriétés d'un
cercle et d'un rectangle. La métaphore du cylindre est l'exemple d'un objet
ayant des propriétés apparemment inconciliables. Il serait à première vue
incongru d'affirmer qu'un objet a à la fois les propriétés d'un cercle et d'un rectangle :
sur un plan, un objet est soit un cercle, soit un rectangle. Mais si l'on
considère un cylindre : une projection
dans l'axe du cylindre donne un cercle, et une projection perpendiculairement à
cet axe donne un rectangle. On a donc bien un objet ayant les propriétés
de l'un et de l'autre (mais il n'est ni l'un, ni l'autre). « Onde » et « particule »
sont des manières de voir les choses et non pas les choses en elles même. |
| Notons par ailleurs que dans la description mathématique de la physique quantique, le résultat de la mesure est similaire à une projection géométrique (notion d'observable : l'état de l'objet est décrit par des nombres que l'on peut voir comme des coordonnées dans une base vectorielle, et en géométrie euclidienne, les coordonnées sont la projection de l'objet sur les axes de référence). |